Quand une fille devient la “deuxième mère” de sa famille
Certaines difficultés à poser ses limites prennent racine très tôt dans l’histoire familiale.
En séance de kinésiologie, il n’est pas rare de découvrir qu’un rôle de “pilier” ou de “deuxième parent” s’est installé dès l’enfance, avec des conséquences importantes sur les relations, l’anxiété et la charge mentale à l’âge adulte.
Quand un enfant devient le pilier émotionnel de sa famille
Pourquoi poser des limites devient si difficile
- une difficulté à se prioriser, couplée à une impossibilité à recevoir
- une peur du jugement avec une image d’elle-même très dévalorisée
- un rapport compliqué au féminin et à la vulnérabilité
- celle de décevoir,
- de ne plus être aimée,
- ou de ne plus être “utile”.
Ce que le corps révèle en séance
- peur du rejet
- difficulté à exprimer ses besoins
- tendance à intérioriser
- sensation de devoir mériter sa place
Quand quelque chose commence enfin à bouger
Lors de sa troisième séance, Lilas revient avec une problématique autour des limites au travail et dans sa famille.
Une collègue de sa manager lui fait constamment des reproches, alors même que sa responsable est dithyrambique sur son travail. Elle ne sait pas quoi faire : en parler à sa manager ? La recadrer ? Se taire ?
Côté famille, elle recadre sa mère, qui lui annonce que sa sœur souhaiterait vivre chez elle pendant quelques mois.
Elle lui répond : “Vous vous êtes mis d’accord sans moi ?”
Mais cette fois-ci, quelque chose a changé en elle.
Elle a challengé ce fonctionnement et décidé d’arrêter de subir.
Elle dit simplement non. Elle explique qu’elle ne peut pas accueillir sa sœur au vu de leur relation compliquée, et que c’est à sa mère de trouver une solution, parce que c’est elle, la mère.
Alors oui, elle pose cette limite imparfaitement, elle ma partage sa culpabilité, elle me dit qu’elle a peur de blesser.
Mais elle ose enfin le faire.
Même si elle a l’impression de trahir, son centre de gravité s’est déplacé : elle commence à prendre en compte son besoin à elle, et non plus uniquement celui des autres.
Elle refuse donc d’accueillir sa sœur chez elle pendant plusieurs mois, sentant qu’elle n’en a pas la capacité émotionnelle.
Et ce moment est important. (🥂Cheers to that!)
Poser des limites ne veut pas dire aimer moins
Au fil des séances, nous avons déconstruit la croyance suivante : prendre soin de soi ne veut pas dire abandonner les autres.
Nous avons également compris que toute la lignée maternelle fonctionnait autour du don de soi et de la compensation à travers la génération suivante.
Pour toutes ces femmes, amour et responsabilité se sont longtemps confondus.
Pour Lilas, aimer signifiait : prendre sur soi, gérer, supporter, s’adapter.
Le déclic se pose alors progressivement. Elle comprend que poser des limites ne veut pas dire aimer moins. Séance après séance, Lilas commence à reprendre sa place.
Elle comprend que :
- tout porter n’est pas de l’amour
- anticiper les besoins des autres n’est pas une obligation
- dire non ne fait pas d’elle une mauvaise fille, une mauvaise sœur ou une mauvaise personne
Petit à petit, elle sort de ce rôle de pilier permanent.
Et surtout, elle commence à faire une différence essentielle : soutenir les autres, oui. s’oublier complètement, non.
Parce qu’au fond, poser des limites ne veut pas dire aimer moins.
Cela veut parfois simplement dire : commencer enfin à exister pour soi-même.
Je vous accompagne en séance de kinésiologie à Paris 3 – République pour vous aider à mettre du sens sur ce que vous ressentez et retrouver une sécurité intérieure.
