Je ne comprends pas mon angoisse : ce que le corps essaie parfois de dire
Je ne comprends pas mon angoisse, tout va bien… mais je me sens mal.
C’est une phrase que j’entends très souvent en séance.
Et à chaque fois, le même paradoxe : aucun événement particulier, rien de “logique”… et pourtant, le corps parle.
Le cœur s’emballe. Le sommeil se dérègle. Une angoisse diffuse s’installe.
Comme si quelque chose se jouait… sans pouvoir être expliqué.
L'histoire de Lilas : au départ, il y a le stress de la séparation
Lilas consulte au départ pour une difficulté bien précise : mieux vivre la séparation avec ses parents.
Chaque vacances en famille, c’est le même imbroglio d’émotions, elle est contente d’arriver et 2jours avant le départ, c’est le stress et pour finir, retour à Paris est un choc : Deux jours de vide et une sensation d’arrachement.
Et pourtant, dans le reste de sa vie, elle fonctionne bien.
Elle étudie, elle avance, elle a des relations.
Rien, en apparence, ne justifie une telle intensité.
Son objectif est simple, presque évident : « Je vis mieux la séparation avec mes parents. »
Quand le mental comprend, mais pas le corps.
Au fil des séances, quelque chose évolue. C’est subtil… mais réel.
Lilas comprend ce qui se joue pour elle, elle comprend mieux son trouble de l’attachement avec ses parents. Elle met du sens sur ce qu’elle vit : pour elle, elle est en sécurité avec ses parents. Elle ne retrouve pas ce sentiment dans sa vie parisienne. Tout doucement, la séparation devient plus douce.
Néanmoins, elle est surprise, de nouveaux symptômes apparaissent :
- réveils à 5h du matin
- palpitations
- anxiété diffuse
- sensation de ne jamais en faire assez
Et là, elle me dit : Je ne comprends pas, ça allait mieux… pourtant
Ce que la kinésiologie met en lumière
Je dis souvent en séance : le corps sort les informations au rythme où l’on peut les intégrer, les digérer. Lui seul connait son rythme et il est clair qu’il ne fonctionne pas comme le mental.
On peut comprendre une situation… sans l’avoir intégrée émotionnellement.
Dans le cas de Lilas, l’angoisse ne vient pas uniquement de la séparation.
Elle vient aussi de ce qui l’attend après.
Le retour à Paris, un environnement compétitif, la peur de ne pas trouver sa place, la pression de l’avenir.
À cela s’ajoutent d’autres couches :
- une forte tendance à se sur-adapter
- une auto-critique permanente
- un besoin de bien faire pour être reconnue
Le corps reste en état d’alerte
En séance, d’autres éléments émergent.
- Une injustice vécue à l’école. Un professeur rabaissant. Des émotions intériorisées, jamais exprimées.
- Une naissance prématurée, vécue dans l’urgence. Un corps qui a appris très tôt à ne pas se sentir en sécurité.
- Des schémas relationnels forts : peur de perdre, besoin de lien, tendance à se dévouer aux autres.
- Et des stratégies pour éviter la douleur : rester dans une relation qui ne lui correspond pas, éviter les ruptures, se couper de ses élans profonds.
Petit à petit, un fil se dessine.
L’angoisse n’est pas irrationnelle. Elle est cohérente. Lilas n’en n’était simplement pas encore consciente.
Une évolution qui ne suit pas une ligne droite
Ce qui est déroutant, c’est que les choses ne s’améliorent pas toujours de façon linéaire.
Dans le cas de Lilas, il y a d’abord eu un apaisement sur la séparation.
Puis, presque paradoxalement, l’angoisse s’est déplacée ailleurs.
Comme si, une fois une première couche levée, quelque chose de plus profond pouvait enfin émerger.
Dans son parcours :
- la séparation devient plus apaisée
- les relations évoluent : elle prend le temps de questionner ses relations, se rend compte du côté injuste du traitement accordé par son professeur
- l’angoisse se manifeste davantage dans le corps
- puis elle devient compréhensible
Ce mouvement peut être déstabilisant, parce que souvent, on a envie d’aller mieux, et vite. Et dans le cas de Lilas, ça allait moins bien.
C’est souvent à ce moment-là que les gens pensent que ça ne fonctionne pas.
En réalité, quelque chose de plus profond est en train de se mettre en place. On passe d’une compréhension en surface à quelque chose de plus enraciné.
Et c’est souvent à cet endroit-là que le changement devient durable.
En conclusion
Dans le cas de Lilas, le travail a permis de mettre en lumière quelque chose d’essentiel : elle absorbait énormément les projections des autres.
Celles de ses professeurs, de son environnement, de sa famille… qui venaient s’ajouter à une pression déjà bien présente en elle.
Petit à petit, en se remettant au centre — de ses ressentis, de ses besoins, de ses limites — elle a pu reprendre contact avec elle-même.
Et surtout, ne plus subir son angoisse, mais commencer à la comprendre.
Ses symptômes se sont apaisés; Son rapport à elle-même s’est adouci.
Et si votre angoisse avait un sens ?
Comprendre son angoisse, ce n’est pas la faire disparaître d’un coup. C’est apprendre à ne plus la subir.
Je vous accompagne en séance de kinésiologie à Paris 3 – République pour vous aider à mettre du sens sur ce que vous ressentez et retrouver une sécurité intérieure.
